Notre histoire

Au commencement, le port de Tougues

La toute première marina de Tougues nous ramène à l’âge de bronze au temps des palafittes. De nombreux vestiges ont été retrouvés à proximité immédiate du port actuel. Ce site archéologique sous marin de premier ordre sera classé monument historique en 1993. 

Les palafittes aimaient à se loger dans des cités lacustres, les pieds dans l’eau, jouissant d’une vue imprenable sur le lac. Ils pouvaient aussi avoir un poste de mouillage privé pour le canoë de la maison ! Un rêve d’aménageur, rêve qui a perduré jusqu’au courant des années 1980…

La pression immobilière s’intensifiant, le préfet, ainsi que le conseil municipal de la commune approuvent alors un projet d’aménagement de Tougues en 1988 : Port Léman.

Un projet d’aménagement sur une zone protégée

En effet, le projet de Port Léman est validé, alors que la loi du Littoral entre en vigueur en 1986.

Cette loi a pour vocation de protéger les bords de mer et les rivages lacustres contre le bétonnage. Elle interdit l’urbanisation dans la bande des 100 mètres du littoral.

La création de l’association L.A.C.

De nombreuses questions se posent alors : Comment construire un port dans une zone peu propice sans faire de grands et coûteux travaux de digue de protection ? Comment protéger un site archéologique majeur, protégé et non exploité à proximité immédiate de l’actuel port de Tougues ? Comment protéger une zone naturelle importante et classée, qui abrite les dernières roselières du lac ?

Dans le but de protéger les richesses de ce patrimoine naturel et historique, l’association L.A.C. est fondée en 1991 à l’initiative de Jean-Charles Gateau, chensinois et professeur d’Université.

Deux ans plus tard, le projet est finalement annulé, sous décision du tribunal administratif de Grenoble, pour non respect de la loi Littoral. S’en suit alors un lourd contentieux pendant plusieurs années.

En 2006, en grande partie suite à l’implication forte de l’association dans la préservation du littoral, une grande partie du secteur de Tougues est classée en zone Natura 2000. En 2007, c’est l’ensemble du secteur de Tougues qui est classé NL, soit en zone naturelle.

Une motivation qui perdure

Depuis 30 ans, L.A.C. s’investit avec détermination et passion avec la même volonté de ses débuts : protéger et sauvegarder la beauté et les richesses naturelles de Chens-sur-Léman. Elle est présidée par Thierry Le Borgne depuis 2014, dont les axes principaux sont orientés sur la coopération avec la mairie et l’école, la collaboration étroite avec France Nature Environnement Haute-Savoie et la plantation d’arbres et vergers.

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Historique des anciens présidents

Jean-Charles Gateau : 1991 - 1997

Création de l’association en réaction au méga projet du Port de Tougues et de sa composante immobilière au bord du lac. Les premiers statuts de L.A.C., déposés en Préfecture, ne concernaient que le projet de Tougues. Très vite, Jean-Charles comprit que la problématique de l’environnement et de l’aménagement du territoire communal faisait partie de la solution et il a fait modifier les statuts afin de les inclure.

Alain Favre : 1997 - 2002

grande implication dans la révision du Plan d’Occupation des Sols (reprise en 1998 après suspension). L’association L.A.C. a lutté en particulier pour le respect de la bande des 100 mètres et le freinage de l’urbanisation. Les relations avec la mairie ont été difficiles mais en général courtoises, avec une intervention systématique dans chaque bulletin municipal. Il y eu aussi le suivi d’un lourd dossier concernant un marais près d’Aubonne, comblé par des remblais venus de Suisse et contenant des effluents de la toute proche porcherie. Plusieurs sorties et conférences tournées vers la population ont été organisées, en particulier sur l’eau (gros travail d’information) et sur l’architecture.

Nelly Benou Duret : 2002 - 2005

Mandat animé par la volonté de sauvegarder nos espaces naturels ( le dossier de la porcherie d’Aubonne et la pollution du marais attenant par les lisiers et le dossier de Port Léman qui détruirait une zone écologique remarquable), de favoriser le tri des déchets (sensibilisation à l’école et organisation de sorties natures), de promouvoir le transport en commun et limiter le trafic routier et pendulaire (dossier de l’Autoroute Transchablaisienne et de la ligne du Tonkin, maintien du ramassage scolaire communal). La révision du POS en 2001 occupera tout notre temps.. Nous sommes malgré tout restés attentifs au classement de certaines zones remarquables (notamment les terrains dit des « 4 pauses » qui permettent de conserver une vitrine sur le lac depuis la route en entrant côté Messery) et au maintien de la qualité de vie dans le village.

Alain Morizon : 2005 - 2014

présidence marquée par l’explosion de la démographie de Chens-sur-Léman et les projets favorisant l’urbanisation intensive. Participation aux révisions successives du P.O.S., P.L.U., et S.C.O.T. dans le but de contrer de gros projets immobiliers, avec le grand soutien de FNE Haute-Savoie. Des outils ont été mis en place afin de favoriser la protection de l’environnement : Natura 2000, Conservatoire du Littoral, protection des zones humides en collaboration avec les chasseurs, lancement du projet des roselières de Chens et de l’observatoire ornithologique. Un gros travail d’inventaire naturaliste sur les richesses naturelles de la commune a été élaboré et vendu sous format CD. Un soutien actif à la recherche archéologique sur Chens a été mis en place.

Thierry Le Borgne : 2014 à aujourd'hui

mandat basé sur la vigilance écologique et administrative, participation de la révision du P.L.U. puis du P.L.U.I. ainsi que le suivi de leur application. Présidence axée sur la communication : coopération avec divers organismes (FNE, mairie, Thonon Agglo, Conservatoire du Littoral, Le Lac Pour Tous etc.), événements (Tip Top Nature avec l’école, plantations des vergers avec l’école et les citoyens de la commune), communication digitale et articles réguliers dans la presse locale.

L’association et son réseau

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